On confond souvent deux mots qui ne disent pas la même chose. Le conscient, et la conscience.
Le conscient, c'est votre tête. La part qui pense, qui nomme, qui range, et qui a besoin de comprendre pour se sentir tranquille. La conscience est plus large. C'est ce qui sait en vous, bien avant que la pensée n'arrive. Une eau profonde, sous la surface des mots.
C'est là que je travaille. Je descends jusqu'à l'endroit où l'information se tient, au cœur de la cellule, là où certaines choses se sont figées un jour et attendent, depuis, qu'on vienne les délier.
Mais je ne laisse jamais votre tête au bord du chemin.
Chaque fois qu'une chose se dénoue en profondeur, je prends soin de votre mental. De cette part de vous qui veut comprendre ce qui vient de bouger. Parce qu'une chose comprise ne se refabrique pas. Une chose laissée dans l'ombre, si.
Votre ego n'est pas un obstacle. C'est un gardien. Il a veillé, il a protégé, longtemps, souvent seul. Le heurter de front n'a jamais rien ouvert. Alors je fais autrement. Je le salue, je reconnais ce qu'il a tenu. Et c'est de là, une fois qu'il se sait vu, que je peux tout bousculer, sans jamais forcer la porte. Puis lui rendre sa juste place. Et vous apprendre à l'y remettre vous-même, le jour où je ne serai plus là.
Alors oui. Par moments je suis un peu coach, surtout dans ces temps de clarté qui relient les rendez-vous. Par moments je veille sur le mental comme le ferait une thérapeute. Mais la vraie profondeur se joue plus bas, là où les mots se taisent, là où une chose privée de fondement n'a plus lieu d'être, elle se dissout, une fois que l'information a bougé.
On dessine souvent ce chemin comme un huit couché. Ce tracé porte un nom que peu de gens connaissent : la lemniscate, la figure de l'infini. Une boucle qui va vers hier, pour libérer ce qui serre. Une autre vers demain, pour rendre l'élan. Elles se croisent au milieu. Ici. Dans le présent.
Ajoutez deux pétales à cette figure, et la voilà trèfle. Toutes les directions s'ouvrent.
Ajoutez-en deux encore, vers le haut et vers le bas cette fois. Le ciel et la terre. Ce qui était couché se met debout. On ne suit plus une ligne, on habite un volume. C'est la reliance : un être entier, relié en bas comme en haut.
On pourrait aller plus loin encore, vers les grandes lois qui tiennent la vie. Mais l'essentiel est déjà là. Tout se rejoint au centre, en ce point de croisement qui est vous, dans le présent. Et c'est là, précisément, que la vie se remet à circuler.